“Ce qui a donné son impulsion révolutionnaire au marxisme de Marx e d’Engels, c’est avant tout une puissance immense d’abstraction théorique jointe à la pratique révolutionnaire. Vous savez qu’au faîte de son abstraction théorique, dans ses thèses sur Feuerbach, Marx exprima l’idée, qui nous est devenue familière, que, jusqu’à présent, les philosophes ne faisaient qu’expliquer l’univers et qu’il s’agissait maintenant de le transformer. Ce courant pratique, d’actualité, du marxisme de Marx ed d’Engels avait nécessairement son pendant social. Ensuite, toute la doctrine de Marx était nettement une théorie du bouleversement, elle était foncièrement, essentiellement révolutionnaire, dans sa théorie pure comme dans ses applications, dans ses superstructures idéologiques les plus élévées comme dans ses déductions politiques pratiques. Vous savez tous que lorsqu’on lui demandait où était l’âme de la doctrine marxiste, Marx répondait (en dépit de ce que professent un grand nombre de ceux qui se réclament actuellement du marxisme” que l’âme de sa doctrine n’était pas la théorie de la lutte de classe, déjà connue avant lui, mais la démonstration du fait que l’évolution sociale mène inexorablement à la ‘dictature du prolétariat’. La définition que l’on donne ordinairement du marxisme: “Le marxisme est l’algèbre de la révolution”, s’applique parfaitement au marxisme de l’époque de Marx et d’Engels. C’était un instrument merveilleux, une machine puissante qui servait au bouleversement du régime capitaliste par toutes ses pièces théoriques aussi bien que par toutes se déductions pratiques et politiques” [Nicolas Boukharine (Bucharin), ‘Lénine marxiste’ in ‘Partisans, Revue mensuelle N° 25 Janvier 1966]

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