“Ce n’est pas vrai que, d’après Marx, la rente absolu s’obtient grâce à la composition basse du capital agricole. La rente absolue s’obtient grâce à la propriété privée de la terre. Cette propriété privée crée un monopole particulier qui n’a rien de commun avec le mode de production capitaliste, lequel peut exister aussi bien sur la terre communale que sur la terre nationalisée (Cf. Théories de la plus-value, t. II, 1re partie, p. 208, où Marx explique que le propriétaire terrien est un personnage tout à fait superflu pour la production capitaliste, que le but de cette dernière “se réalise fort bien” si la terre appartient à l’Etat). Le monopole non capitaliste de la propriété foncière privée empêche l’égalisation du profit dans les branches de production préservées par ce monopole. Pour que “la composition du capital n’influe pas sur le taux du profit” (il faut ajouter: la composition du capital individuel ou du capital d’une industrie distincte; là encore Maslov s’embrouille en exposant Marx); pour que se forme le taux ‘moyen’ du profit, il faut ‘égaliser’ le profit de toutes les entreprises et de toutes les branches d’industrie. L’égalisation se fait par la liberté de concurrence, la liberté d’application du capital à toutes les branches de la production indifféremment. Cette liberté peut-elle exister là où existe le monopole non capitaliste? Evidemment non. Le monopole de la proprieté privée de la terre ‘entrave’ la liberté d’application du capital, entrave la liberté de concurrence, entrave l’ègalisation du profit agricole élevé hors de proportion (par suite de la composition basse du capital agricole). L’objection de Maslov est un tissu d’incohérences (…)” [V.I. Lenin, Programme agraire de la social-démocratie dans la première révolution russe de 1905-1907, 1969]

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